Le WE dernier nous étions invités au mariage d'un couple d'amis (si vous passez par là, les tourtereaux, encore félicitations ! c'était une magnifique journée !).

Pour ma tenue, j'avais fait le tour des magasins début septembre mais ça me faisait un peu mal de payer une tenue 150 euros, alors que mon armoire à tissus déborde... En réfléchissant bien, je me suis dit que j'allais me recoudre la robe "french sleeved dress" du Simple Chic (livre 002 des JCA). J'adore son côté rétro.

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Je l'avais déjà cousue dans une gabardine grise il y a presque 3 ans. Pourquoi ne pas la remettre ? Ben soyez gentilles de ne pas poser la question... Officiellement, les finitions n'étaient pas au niveau de ce que je fais maintenant... Pratiquement, j'ai légèrement pris du poids (une grossesse alitée quoi...) et les coutures ont préféré céder quand je l'ai passée.... BREF....

Dans mon armoire, il y avait un coupon de 2 mètres de lin noir légèrement chintzé acheté à la Plaine 4.50 € / m (autrement dit horriblement cher ! hum hum). Je le réserve depuis au moins 2 ans pour une veste genre Victoria Street. J'ai décidé de l'utiliser pour cette robe. Bien sûr aucun signal d'alarme n'a résonné dans ma tête à ce moment là pour me dire : robe en lin = robe toujours froissée ou robe en lin = se glacer toute la journée si le mariage se passe par une journée classée alerte orange aux vents violents par MétéoFrance...

J'ai préféré commencer par une version d'essai (du lin à 4.50 € ! faut pas gâcher ! ce qu'on devient radin quand on s'approvisionne là bas !), mais juste pour le haut histoire de bien placer les pinces poitrines qui sont toujours haut perchées sur les modèles japonais.

J'ai commencé par une version dans le coton banc à motifs roses et gris que j'avais utilisé pour l'étui à aiguilles à tricoter de notre nounou. Par contre je l'ai entièrement doublée avec un coton blanc, ce qui n'a pas été sans me prendre la tête !

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Petit aparté

J'ai nommé de haut le "haut tri frontière". Je m'explique... Je l'ai découpé un soir où mon mari n'était pas là, devant un reportage sur une expédition dans la forêt amazonienne, l'expédition Mapaoni. Les aventuriers se sont galérés pendant toute la soirée (enfin, pour eux, ça a duré un peu plus longtemps qu'une soirée...) pour trouver la borne qui marque la frontière entre le Surinam, la France (enfin la Guyane) et le Brésil. J'ai toujours pas compris l'intéret d'organiser une expédition pour ça, mais c'était super interéssant. Et j'ai fini de le coudre en écoutant la fin du reportage sans voir les images (ma mezzanine atelier est juste au dessus de la TV, et j'aime bien "écouter" la TV quand je couds). Enfin, quand ils ont trouvé la fameuse borne qu'il cherchaient depuis 1 mois, je suis descendue de mon atelier pour la voir quand même ! A chaque fois que je porte ce haut, je pense à ce reportage. Pour celles qui voudraient voir ce reportage palpitant de 52 minutes, le lien est ici ! si j'avais su qu'un jour je ferai de la pub pour un reportage d'Arte !...

C'est comme ça pour nombre de mes coutures. Mon tapis d'allaitement, je l'ai cousu en écoutant un reportage sur les soldats français en Afghanistan, l'étui à aiguilles à tricoter c'était un reportage sur les tests de sélection pour être fusilier marin.... Quasiment chaque cousette m'évoque un reportage à la TV !

Fin de l'aparté qui servait à rien

Sinon, je me suis galérée pour doubler ce coton trop léger mais le résultat me plaît bien. J'ai coupé une taille 11 (pour un 38/40 du commerce) et j'ai descendu les pinces poitrine de 4 cm. Il est un chouya court mais je le porte quand même !

 

La suite avec la robe bientôt....